Merveilles au chocolat, petits pots de crème au chocolat au bain-marie

Par Guillaume · publié le · Desserts à la cuillère

Mains versant une crème au chocolat lisse d'un pot en faïence dans cinq ramequins blancs posés dans un plat à four, casserole en cuivre, cacao, chocolat noir cassé, gousse de vanille, œufs et carrés d'aluminium sur une table en bois
Merveilles au chocolat

Le pas à pas

Les étapes

  1. Préchauffez le four à 200 °C. Faites chauffer une bouilloire d'eau pour le bain-marie. Disposez 5 ramequins d'environ 15 cl dans un plat à bords hauts.

  2. Dans une casserole, mettez le lait, le cacao, le chocolat en morceaux, le sucre et la gousse de vanille fendue avec ses graines. Portez à ébullition à feu moyen sans cesser de fouetter : le cacao doit se dissoudre entièrement et le chocolat fondre sans accrocher au fond.

    Minuteur — 6 min
  3. Retirez du feu, ôtez la gousse de vanille et laissez refroidir jusqu'à ce que le mélange soit tiède, à peine chaud au doigt.

    Minuteur — 20 min
  4. Dans un saladier, battez les 3 jaunes et l'œuf entier. Versez dessus le chocolat tiédi en fouettant, puis ajoutez l'extrait de café. Fouettez juste pour lier, sans faire mousser.

  5. Répartissez la crème dans les ramequins. Couvrez chacun d'un petit carré de papier aluminium. Placez le plat au four et versez l'eau très chaude dans le plat, jusqu'à mi-hauteur des ramequins.

  6. Laissez cuire 15 minutes au bain-marie.

    Minuteur — 15 min
  7. Éteignez le four sans l'ouvrir et laissez les crèmes dedans encore 20 minutes. Elles doivent être prises sur les bords et encore tremblantes au centre.

    Minuteur — 20 min
  8. Sortez les ramequins du bain-marie, laissez-les tiédir, une heure au plus hors du froid, puis placez-les au moins 2 heures au réfrigérateur avant de servir.

    Minuteur — 2 h
Cinq ramequins blancs de crème au chocolat lisse et sombre sur un torchon de lin, l'un entamé à la petite cuillère montrant une texture dense, chocolat noir cassé et gousse de vanille à côté
Cinq ramequins, une surface lisse et sombre

Une crème au chocolat cuite au four

La fiche s’appelle « Merveilles au chocolat », sur la même page qu’un flan, et tout y est chiffré : cinq personnes, « 5 petits ramequins », le cacao, le chocolat à croquer, le lait. C’est une crème au chocolat cuite au four, pas une mousse : la mousse est crue et légère, la crème est prise aux œufs, dense et lisse, et se mange froide à la petite cuillère.

La liste, dans les papiers de Jane : 40 g de cacao en poudre, 100 g de chocolat à croquer, 75 g de sucre, une gousse de vanille, un demi-litre de lait, trois jaunes et un œuf entier, et une cuillère à café d’extrait de café. Elle donne aussi la cuisson, en deux temps, et le temps au froid.

Cacao et chocolat, pourquoi les deux ?

La recette mélange deux formes de chocolat. Le cacao en poudre non sucré donne la profondeur et une légère amertume. Le chocolat à croquer, c’est-à-dire un chocolat noir à tablette, apporte le beurre de cacao, qui donne à la crème sa rondeur. Ensemble, ils donnent une crème au goût franc sans être lourde.

L’extrait de café joue le même rôle qu’une pincée de sel dans un gâteau : on ne le reconnaît pas, mais il fait ressortir le chocolat. La fiche en met une cuillère à café pour un demi-litre de lait, ce qui reste discret.

Porter à ébullition, puis attendre

La fiche dit de porter le lait, le cacao, le chocolat, le sucre et la vanille à ébullition « sans cesser de battre ». Le fouet est nécessaire : le cacao a tendance à former des grumeaux et le chocolat à accrocher au fond de la casserole. L’ébullition, elle, sert à bien dissoudre le cacao, dont l’amidon épaissit légèrement le lait.

Ensuite vient une étape qu’on serait tenté de sauter : « Laissez refroidir. » Il faut la respecter. Versé bouillant sur les œufs, le lait chocolaté les cuirait en grains. Tiède, il se mêle à eux sans les saisir, et la crème reste lisse.

Thermostat 7, puis le four éteint

La cuisson de la fiche est en deux temps : « à four chaud (thermostat 7), 1/4 d’heure », au bain-marie et à couvert, puis « Le four éteint, laissez-les encore 20 mn. » Les échelles de thermostat ont varié d’un four à l’autre ; j’ai traduit par 200 °C, ce qui correspond à un four chaud. La température du four compte d’ailleurs moins qu’on ne le croit : c’est l’eau du bain-marie qui cuit les crèmes, et elle ne dépasse pas 100 °C.

La fiche dit « à couvert » sans préciser comment. J’ai couvert chaque ramequin d’un carré de papier aluminium : la surface reste lisse, sans peau ni croûte. Les vingt minutes au four éteint terminent la cuisson doucement ; à la sortie, le centre doit encore trembler.

Servir bien froid

La fiche demande « 2 h au réfrigérateur avant de servir ». C’est un minimum : les crèmes sont encore meilleures préparées la veille, quand le chocolat a pris toute sa fermeté. Elles se servent dans leurs ramequins, sans rien d’autre, ou avec un biscuit sec à côté. Elles rejoignent les autres desserts à la cuillère, dont elles ont la simplicité : quelques ingrédients, un four, et de la patience.

Les questions qu'on me pose

Quelle différence entre une crème au chocolat et une mousse au chocolat ?

La crème au chocolat est cuite : elle doit sa tenue aux œufs qui coagulent au four, et sa texture est lisse et dense. La mousse est crue, et doit sa légèreté aux blancs battus en neige incorporés au chocolat fondu.

Quel chocolat choisir pour une crème au chocolat ?

Un chocolat noir à tablette, autour de 50 à 60 % de cacao, et un cacao en poudre non sucré. Un chocolat plus amer, à 70 %, donne une crème plus intense ; le chocolat au lait la rend trop douce et moins ferme.

Ma crème au chocolat est granuleuse, pourquoi ?

Elle a trop cuit, ou le mélange était trop chaud quand il a rencontré les œufs. Laissez bien tiédir le lait chocolaté avant de le verser sur les œufs, et gardez la cuisson au bain-marie.

Peut-on faire la crème au chocolat sans café ?

Oui. L'extrait de café ne se sent presque pas : il renforce le goût du chocolat. On peut le supprimer, la crème sera un peu plus douce.

Combien de temps se gardent les petits pots de crème ?

Trois jours au réfrigérateur, couverts d'un film. Ils sont même meilleurs le lendemain.