Trois apéritifs à faire macérer, tous tirés des papiers de Jane : un vin de noix aux noix vertes, un vin de pêche aux feuilles de pêcher et deux guignolets, l'un aux feuilles de guignier, l'autre au kirsch.
Les trois recettes de cette rubrique viennent des papiers de Jane. Ce sont moins des liqueurs que des vins rouges sucrés, parfumés par une plante et relevés d’alcool. Le vin de noix se met en route en juillet, quand la noix verte se coupe encore au couteau ; la fiche n’en donne que la liste, et les quarante jours de macération comme les trois mois d’attente en bouteille sont ceux de la pratique courante. Le vin de pêche se fait en septembre, avec cent feuilles de pêcher par litre, dix à douze jours et pas davantage. Le guignolet tient sur deux fiches : un vin aux feuilles de guignier macéré sept à huit jours, et un mélange au kirsch qui se boit aussitôt.
Ces feuilles contiennent des composés cyanogènes, ceux qui donnent leur goût d’amande aux noyaux. Les règles sont les mêmes pour les deux : des feuilles entières, cueillies sur un arbre non traité, en quantité et pour une durée limitées, retirées sans être pressées. L’alcool à 90° du guignolet doit être alimentaire, jamais celui de la pharmacie, qui est dénaturé.
Ces boissons apéritives maison se servent fraîches, en petits verres ; le vin de noix et le guignolet titrent entre 12 et 15°. Le vin de noix se garde plusieurs années, bouché et à l’abri de la lumière ; les deux autres, quelques mois. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé : à consommer avec modération. À servir avec les gougères au fromage ou d’autres apéros.