Des biscuits secs qui se gardent en boîte. Je n'ai rangé ici, pour le moment, qu'une recette : des palets bretons au beurre demi-sel, épais et friables, cuits dans un moule pour qu'ils gardent leur hauteur.
Les trois sortent de la même famille de pâte, riche en beurre demi-sel, et les noms se confondent souvent. Le palet est le plus épais, un centimètre et demi environ ; il contient de la levure et cuit entre des parois. La galette est fine et croquante, étalée au rouleau puis découpée. « Sablé breton » désigne ces biscuits en général et, en pâtisserie, la pâte du palet cuite en fond à garnir.
Les palets bretons de cette page ne viennent pas des papiers de Jane : c’est un classique de la biscuiterie bretonne, publié comme tel.
Une pâte sablée supporte mal d’être travaillée. Le beurre s’emploie mou, en pommade, jamais fondu, et la farine s’incorpore en dernier, juste le temps de disparaître : pétrie plus longtemps, la pâte devient élastique et le biscuit durcit. Le repos au froid, deux heures pour les palets, raffermit le beurre et permet de trancher net.
Au four, une chaleur modérée, 170 °C, cuit le cœur avant que le bord ne brunisse trop. Les biscuits en sortent fragiles et se raffermissent en refroidissant.
Rangés tout à fait froids dans une boîte en fer bien fermée, ils se gardent deux semaines ; encore tièdes, ils ramollissent toute la boîte. Pour un gâteau breton plus tendre, il y a le far breton, et le reste du rayon se trouve dans petit-déj et goûter.