Flan à l'ancienne, sans pâte et à la farine

Par Guillaume · publié le · Desserts à la cuillère

Mains versant une pâte à flan lisse et jaune pâle d'un saladier en faïence dans un moule rond en métal beurré, bol de farine, sucre, œufs, pichet de lait et beurre sur une table en bois
Flan à l'ancienne

Le pas à pas

Les étapes

  1. Préchauffez le four à 180 °C, chaleur traditionnelle. Beurrez un moule à bords hauts d'environ 24 cm de diamètre (2,5 litres de contenance), fond et bords.

  2. Dans un grand saladier, battez les 6 œufs entiers avec le sucre et le sucre vanillé, jusqu'à ce que le mélange mousse et pâlisse légèrement.

  3. Ajoutez la farine peu à peu, en fouettant, jusqu'à obtenir une pâte épaisse et parfaitement lisse.

  4. Versez le lait froid en filet, sans cesser de fouetter, jusqu'à obtenir une pâte fluide, sans grumeaux. Si vous choisissez la fleur d'oranger, ajoutez-la maintenant.

  5. Versez dans le moule beurré et enfournez à mi-hauteur. Laissez cuire 45 minutes : le flan gonfle, se tache de brun en surface, et la lame d'un couteau plantée au centre doit ressortir humide mais sans pâte liquide.

    Minuteur — 45 min
  6. Laissez refroidir dans le moule, une heure au plus à température ambiante, puis placez au moins 2 heures au réfrigérateur avant de couper. Le flan se raffermit en refroidissant.

    Minuteur — 2 h
Flan à l'ancienne dans son moule en métal, dessus doré tacheté de brun, une part posée sur une assiette en faïence montrant une texture ferme et crémeuse, sans fond de pâte
Le dessus tacheté, la tranche nette et crémeuse

Un flan à l’ancienne, sans pâte

Sous le même mot, deux desserts assez différents. D’un côté, le flan pâtissier des boulangeries, sur fond de pâte brisée, épaissi à la fécule. De l’autre, le flan à l’ancienne des cuisines de famille, cuit directement dans un moule beurré, sans pâte, et qui tient grâce à la farine. C’est de ce second genre qu’il s’agit ici.

La fiche, dans les papiers de Jane, s’intitule seulement « Flan » : un litre de lait, six œufs entiers, 250 g de sucre, 200 g de farine, et « 2 paquets de sucre vanillé ou fleur d’oranger ». La méthode suit, en deux phrases : « Battre les œufs entiers avec le sucre, puis mélanger la farine peu à peu et ajouter le lait. Beurrer le moule, mettre au four modéré pendant 3/4 d’heure. » Sur la même page viennent les Merveilles au chocolat, des petits pots de crème cuits au bain-marie.

Pourquoi de la farine dans un flan ?

Un flan sans pâte doit se tenir seul. Les œufs coagulent à la cuisson et donnent une crème, mais six œufs pour un litre de lait ne suffiraient pas à la faire tenir à la découpe : on aurait une crème prise, tremblante, à manger à la cuillère. Les 200 g de farine changent tout. En cuisant dans le lait, leur amidon gonfle et épaissit l’appareil, comme dans une crème pâtissière. Le flan devient assez ferme pour se couper en parts nettes.

C’est ce qui le rapproche d’un far sans pruneaux. La texture est plus dense qu’une crème renversée, plus crémeuse qu’un gâteau, avec un dessus qui se tache de brun là où le sucre caramélise.

Four modéré : la traduction

La fiche dit « four modéré », sans chiffre. J’ai traduit par 180 °C en chaleur traditionnelle : assez chaud pour que la surface dore en trois quarts d’heure, assez doux pour que l’appareil ne bouillonne pas et ne se creuse pas de bulles. Le moule compte : dans un moule de 24 cm à bords hauts, les 45 minutes de la fiche conviennent. Dans un moule plus large et moins profond, vérifiez dès 35 minutes.

La fiche ne dit pas non plus s’il faut chauffer le lait. Je l’ai gardé froid : versé froid sur les œufs et la farine, il ne risque pas de les cuire en grumeaux, et la cuisson au four suffit à épaissir l’appareil.

Vanille ou fleur d’oranger

La fiche laisse le choix. La vanille donne un flan rond et familier. La fleur d’oranger donne un parfum plus floral ; elle est puissante, et deux cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger suffisent pour un litre de lait. Ajoutez-la à la fin, avec le lait, pour qu’elle ne s’évapore pas en partie pendant que vous fouettez.

Servir et garder

Le flan se mange froid, sorti du réfrigérateur depuis quelques minutes. Il se coupe directement dans le moule. Il se garde trois jours au frais, couvert. Il rejoint les autres desserts à la cuillère, même s’il se tient assez bien pour se manger à la fourchette. La pâte, lisse et fluide avant cuisson, ressemble beaucoup à une pâte à crêpes épaisse, et se prépare avec les mêmes précautions contre les grumeaux.

Les questions qu'on me pose

Qu'est-ce qu'un flan à l'ancienne ?

Un flan cuit au four dans un moule beurré, sans fond de pâte, et dont la tenue vient de la farine autant que des œufs. Il se rapproche d'un far sans fruits, plus ferme qu'une crème renversée.

Peut-on faire un flan sans pâte ?

Oui, c'est le principe de celui-ci. Il suffit que l'appareil contienne assez de farine ou de fécule pour se tenir à la découpe, et que le moule soit bien beurré pour démouler ou servir à la cuillère.

Farine ou maïzena dans un flan ?

La farine donne un flan plus dense, un peu rustique. La fécule de maïs donne une texture plus lisse et plus tremblante. On peut remplacer la moitié de la farine par de la fécule pour un résultat intermédiaire.

Pourquoi mon flan a-t-il des grumeaux ?

Parce que le lait a été versé trop vite sur la farine. Travaillez la farine dans les œufs sucrés, puis versez le lait en filet en fouettant. Un passage au chinois rattrape les grumeaux restants.

Comment savoir si le flan est cuit ?

Le dessus est gonflé et tacheté de brun, et une lame plantée au centre ressort humide mais propre. Le centre peut encore trembler légèrement : il prendra en refroidissant.

Combien de temps se garde un flan ?

Trois jours au réfrigérateur, couvert d'un film. Il est meilleur bien froid, le lendemain.